Pour le programme de l'Université Solidaire du mois de juin :
c'est par là.
Quelques images pour illustrer la répression policière mise en place par le gouvernement et le président de l'université
pour affaiblir le mouvement stéphanois :
http://lenumerozero.lautre.net/article1759.html
http://www.youtube.com/watch?v=Lgq7OfGQ_7c
Et une petite bande dessinée plutôt
amusante...
http://www.rue89.com/2009/05/16/baston-a-la-fac-de-saint-etienne-le-recit-en-bd
Rappelons le programme de l'université Solidaire de cette semaine :
Mardi 26 mai, à 21h,
en J01 : projection.
Le déclin de l'empire américain
Film de Denys Arcand (1986) – 1h41
Avec : Dominique Michel, Dorothee Berryman, Louise Portal, Pierre Curzi.
A la veille d'un repas entre amis, 4 hommes préparent la cuisine tandis que leurs femmes se rendent dans un club de gym. Les conversations ne tournent ni autour de la pêche ni des chiffons mais
du sexe. Sans retenue, les hommes parlent des femmes et cellesci discutent sur leurs époux.
Mercredi 3 juin, à 18h30, en J01 : intervention
Traité d'arctologie : retour aux ours
Manuel De Souza et Jean-Christophe Pitavy
Pour répondre à une demande vive et constamment renouvelée, à partir du célèbre tag du restaurant universitaire, cette intervention posera les fondements d’une discipline nouvelle devant renouveler les paradigmes de la science moderne, l’arctologie. La figure de l’ours, visiblement toujours mobilisée dans l’imagerie langagière et la culture populaire contemporaine,évoquée dans certains de ses aspects culturels, anthropologiques (mythologies, symboles, imagerie) et linguistiques (expressions) pour dégager toute la force et la signification d’une expression résolument d’actualité : “Ta mère suce des ours”.
Jeudi 14 mai, certains cours ont repris sous protection policière sur le site Tréfilerie. L’accès aux locaux n’était possible que pour une certaine partie des étudiant-e-s. En effet, les grévistes, mais aussi toutes personnes soupçonnées de l’être (garçons aux cheveux longs, filles aux tenues bariolées…) ont été refoulés par les forces de l’ordre.
Nous condamnons bien évidemment de telles dispositions. Nous déplorons aussi que, dans ses conditions, des enseignants aient accepté de faire leurs cours, et des étudiants d’y participer. Prétendre et essayer de faire en sorte que l’université fonctionne normalement alors qu’elle est encadrée par les policiers et que tous les étudiants n’ont pas un accès égal aux locaux, c’est inadmissible.
Lorsque certains et certaines d’entre nous ont réussi à pénétrer dans les locaux par de subtils procédés, ils étaient encadrés par des policiers dans des espaces très restreints et sommés de ne plus se déplacer. Dans le même temps, des cours avaient lieu dans les salles à côté, des étudiants et des enseignants passant dans les couloirs comme si de rien n’était… Cela n’est pas acceptable.
Comme lors de la journée de mercredi, nous sommes effarés par l’irresponsabilité et le manque de bon sens de la présidence et de l’administration.
Soyons nombreux et nombreuses, étudiant-e-s et personnels,
lundi à partir de 7h devant
Tréfilerie
pour réaffirmer notre rejet des réformes
mais aussi pour manifester notre révolte contre la présence policière qui nous a brutalement été imposée par la présidence de l'UJM !
Résistons !
Hier mardi 12 mai, une Assemblée Générale réunissant près de 300 personnes a reconduit à la majorité un blocage total. Cette AG était, comme toutes les autres, annoncée depuis une semaine par le président de l’université lui-même.
Si nous pouvons regretter la faible participation à cette AG, la décision qui en résulte est pleinement légitime comme toutes les précédentes, que nous avons respectées même lorsque le vote ne nous était pas favorable.
Pourtant ce matin, des personnes opposées au mouvement de contestation ont tenté par tous les moyens et principalement par la force, d’entrer sur le site, bafouant ainsi la décision de la veille. La violence et l’agressivité dont ils ont fait preuve nous ont contraint à nous défendre pour les repousser et en aucun cas pour porter atteinte à leur intégrité physique.
Les responsables de ces tensions, au-delà des personnes qui sont venus pour nous affronter, sont d’une part le gouvernement pour avoir joué le pari du pourrissement, et d’autre part la présidence de l’UJM qui contrairement à d’habitude n’a pas communiqué les résultats de l’AG à tous les étudiants.
Ces violences ont entrainé l’arrivée des forces policières autour de la fac. Pour l’instant nous continuons l’occupation des locaux, toujours dans ce souci d’appliquer la décision de l’AG d’hier, et toujours dans cet esprit de résistances face aux réformes gouvernementales en cours…
Par conséquent, devant cette mobilisation nationale qui ne faiblit pas, et pour éviter des conflits similaires les jours qui viennent, le gouvernement doit retirer sans condition la loi LRU et tous ses décrets d’application (Plan Campus, Plan Licence, contrat doctoral, décret du statut des enseignats-chercheurs, masterisation…)
Malgré les menaces et les pressions, nous ne céderons pas…
Face à la violence nous ne céderons pas !
Mardi 12 mai, une Assemblée Générale réunissant près de 300 personnes a reconduit à la majorité, un blocage total. Cette A.G. était, comme toutes les autres, annoncée depuis une semaine par le président de l’université lui même sur l’ENT. Cette A.G. avait été organisée pendant une journée banalisée, afin que tous les étudiants puissent y assister sans que cela perturbe les cours.
Ce matin, les grévistes (étudiants et personnels) sont venus en nombre (cent cinquante environ) pour rendre le blocage effectif.
Un groupe d’opposants au mouvement s’était donné rendez-vous à 8h00 pour procéder à un « déblocage manuel » du site Tréfilerie. Ils ont tenté par tous les moyens de pénétrer dans la fac (passage par les toits, bris de vitres, forçage de barricades occasionnant de multiples dégâts matériels, portes enfoncées, etc.). Ce saccage matériel s’est doublé d’une violence physique envers les grévistes (plusieurs ont reçu des coups). Fort heureusement les grévistes ont réussi à repousser ces enragés, évitant des affrontements qui auraient été extrêmement violents, vu leur état psychologique délirant. Ils sont allés jusqu’à agresser certains personnels administratifs pour pouvoir rentrer. Les grévistes, pour se protéger, ont utilisé les moyens du bord, notamment des denrées alimentaires (soupe de poisson).
Il semble important de préciser que les personnes qui n’ont pas hésité à recourir à la violence l’ont fait pour des raisons idéologiques (et non juste pour reprendre les cours).
Il est clair que ces violences ont servi de prétexte à la présidence pour faire intervenir les forces de l’ordre, suivant ainsi les directives gouvernementales. Ils ont pris position vers 8h30 pour procéder à l’évacuation 9h plus tard, permettant ainsi à certains de se livrer à de la délation, en attendant que le spectacle commence (plusieurs les pressaient d’intervenir rapidement, en utilisant des lacrymos et autres méthodes brutales).
Nous condamnons fermement tout intervention policière au sein de l’université et réaffirmons notre volonté d’appliquer les décisions de l’A.G. du 12 mai.
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