Présentation

Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 18:44

Performance d'Arts Plastiques : Une autre forme de com'


Cet après-midi nous pouvions voir sur la place Jean Jaurès, l'élu enfin de retour ! Jesus était parmi nous ! Enfinnnnnnnnnnnnnn

Désolé pour ceux qu'il l'attende vraiment aujourd'hui c'était plutôt le martyr souffrant pour l'Education Nationale qui était planté Place Jean Jaurès dès 14h (kiosque). Charly, étudiant d'Arts Plastiques, a eu la bonne idée de se grimer sous les traits de Jesus Christ et d'incarner le martyr souffrant pour l'Education Nationale. Durant plus un heure, pieds nus, vetu d'un simple linceul blanc et d'une couronne d'épine, l'étudiant invitait les passants à venir écrire sur son corps les maux de l'Education Nationale.
Un performance qui ne manquait pas originalité qui a eu l'honneur d'attirer les regards sur le combat que nous menons pour l'Université.

Grâce à cette performance, notre combat fera demain l'objet demain d'un article dans le Progrès la Tribune accompagné d'une photo de notre martyr.
Merci à Toi Charly

Les photos et la vidéo de la performance seront très bientôt disponible sur ce blog et sur le groupe Facebook "Etudiants contre une Université au Rabais".

Vous aussi, vous avez des idées originales pour communiquer sur notre combat, n'hésitez à en faire part sur ce blog, sur le groupe Facebook ou encore à l'adresse courriel
ujm.en.opposition@gmail.com


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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 11:12

Les blogs des autres Universités et de leur mouvement
Comment ça se passe ailleurs ?

Pour avoir plus de visibilité sur le mouvement nationale voici quelques blogs de collectif d'étudiant, d'enseignant, de personnels également en grève. Inspirons-nous de leur actions.

Université Paris XI
Site de l’assemblée générale des étudiants et personnels de l’université Paris XI en grève
http://www.orsayenlutte.info/

Université Paul Sabatier, Toulouse
http://upsenlutte.org/

Université de Nancy II
Blog d'information sur le mouvement universitaire nancéien (enseignants, enseignants-chercheurs, personnels Biatoss et étudiants de Nancy2)

http://nancymobilisation.over-blog.fr

Université de Rennes II
http://www.universiterennes2engreve.com

Université Montpellier 3 Paul Valéry
Mobilisation Étudiante
http://mtp3.blogspot.com/



Si vous connaissez d'autre liens n'hésitez pas à nous les transmettre sur le blog ou sur ujm.en.opposition@gmail.com




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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 00:53
2ème journée de blocage : Soyons prêts

Demain, Mercredi 11 Février, Rendez 7h30-45 au bureau du Comité de Grève pour organiser les équipes qui circuleront sur le site Tréfilerie et sur Arts Plastiques.

Soyons nombreux et gardons à l'esprit durant ses débrayages et ce blocage que rien ne vaut une bonne information pour convaincre
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 00:40

Réflexion de grèvistes
ACTE 2

 
Programme de mercredi 11 Février

9h30 en E O1, une discussion/débat sur les différentes modalités de luttes

12h Repas collectif, chacun(e) apporte ce qu'il-elle veut pour remplir la table commune...

14h en JO1 une autre discussion/débat pour réfléchir collectivement à la logique des réformes en cours.

Ces débats sont ouverts à tous, étudiants, enseignants, personnels administratif et personnes de la société civile

Le débat et l'information seront les armes de notre victoire,
alors soyez nombreux à ces débats... l'opinion mérite de savoir

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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 20:05

Arguments et ripostes sur la modification du statut des enseignants-chercheurs


Rappels sur le contenu de la réforme

Il s'agit de réformer le décret de 84 concernant le statut des enseignants-chercheurs (maîtres de conférences et professeurs d'université). Ce décret, aujourd'hui, prévoit que le temps de service d'enseignement des universitaires est de 192 h « équivalent TD » (ETD), sachant qu'une heure de cours d'amphi vaut 1,5 h de TD.

Le nouveau décret prévoit que la moitié du temps de travail des enseignants-chercheurs doit être consacrée à l'enseignement, pour une durée de 192 h ETD, et le reste à la recherche. En fonction de l'activité de recherche, évaluée par le Conseil National des Universités, ce service peut-être augmenté ou diminué : c'est la « modulation de service ».

Principaux arguments en faveur de la réforme, et nos ripostes

Argument

Riposte

Le décret de 84 était obsolète car il mentionnait le temps de travail des enseignants-chercheurs uniquement en termes d'enseignement en présence d'étudiants, sans prendre en compte l'enseignement à distance, et les activités pédagogiques comme le suivi de stage, etc.

C'est vrai, et il était demandé que tout cela soit pris en compte. Mais cela entraînera de facto une augmentation du nombre d'enseignants-chercheurs nécessaires, alors que le gouvernement réduit les postes.

Tous les enseignants-chercheurs ne sont pas actifs en recherche pendant toute leur carrière, il faut mieux reconnaître l'investissement pédagogique. L'idée serait que chacun puisse s'investir à un moment de sa carrière plutôt en recherche, ou plutôt en enseignement.

Cet argument laisse croire que chacun pourra décider du temps qu'il passe pour chacune des activités. Or c'est l'université qui le décidera, le président décidant en dernier ressort. Cela dépendra donc fortement des besoins d'enseignement dans l'université, et ce ne sera pas un choix. Dans un contexte de suppressions d'emplois, on aura une augmentation du service moyen d'enseignement.

Si un enseignant-chercheur n'est plus actif en recherche, il est normal qu'il fasse plus d'enseignement.

Cet argument a beaucoup choqué, car il assimile l'enseignement à une punition. Et on ne veut pas faire enseigner plus ceux qui seraient les moins bons. Par ailleurs, si quelqu'un s'investit, à un moment donné de sa carrière, plutôt dans les activités pédagogiques (lancement de nouvelle filière par exemple), comment peut-il retourner à une activité de recherche puisqu'il ne sera pas évalué favorablement en recherche ? L'investissement pédagogique devient une trappe d'où on ne peut plus ressortir.

Par ailleurs, il y a des universitaires qui effectivement en font le moins possible. Cela reste marginal, comme l'a bien remarqué la Conférence des Présidents d'Universités. On ne peut pas accepter un système déstabilisant pour la majorité pour traiter les cas marginaux.

Les enseignants-chercheurs n'étaient pas évalués, il faut les évaluer désormais pour l'ensemble de leurs activités.

Ils étaient déjà évalués, notamment au moment du recrutement, puis des changements de corps (passage maître de conférences à professeur) ou de classe. Par ailleurs, pour l'obtention de certaines primes comme la Prime d'Encadrement Doctoral et de Recherche, attribuée pour 4 ans, une évaluation était aussi faite.

A l'étranger, il y a beaucoup moins d'évaluation.

Cela dit, dans les Etats-Généraux de la recherche nous demandions une évaluation périodique de toutes les activités. Mais elle doit se faire avec toute la qualité nécessaire et ne pas se réduire à un décompte des publications. Les conditions pour le faire aujourd'hui ne sont pas réunies. Quant à l'évaluation pédagogique, elle n'existe tout simplement pas. Il faut donc la mettre en place, la faire fonctionner pendant plusieurs années pour l'améliorer avant qu'elle puisse avoir des conséquences, sinon c'est la porte ouverte aux erreurs les plus grossières. Actuellement il est prévu que l'évaluation pédagogique soit faite au niveau national, ce qui est absurde.


Arguments contre la réforme actuelle et pour une autre réforme

l        Ce décret est proposé au moment-même au pour la première fois on supprime des postes dans les universités. La modulation est donc destinée à permettre d'augmenter le temps d'enseignement des universitaires.

l        En France, le temps d'enseignement est supérieur à celui des autres grands pays de recherche. Il faut donc au contraire le faire baisser pour dynamiser notre recherche. Les moyens sont là : dans les Etats-Généraux de la recherche, nous avions chiffré à 1000 emplois supplémentaires par an les besoins pour réduire ce temps d'enseignement, pour un coût de 50 millions d'euros. C'est atteignable en réorientant le budget 2009.

l        La recherche et l'enseignement sont des activité collectives. La mise en concurrence, au niveau local (puisque décidées par le président), aura des effets délétères dans les labos. Déjà, au département de math d'Orsay (plusieurs médailles Fields !), ils ont refusé de classer des maîtres de conférences entre eux lorsque le président leur a proposé d'attribuer à l'un d'entre eux une décharge de 2/3 du service et une prime de 1000 euros par mois.

l        Pour permettre aux universitaires de faire plus de recherche, des outils existent déjà : délégation et détachement dans les organismes de recherche, congé sabbatique (qui est de droit dans les universités américaines, par exemple). Ces outils doivent être renforcés.

l        Nous avons besoin dans les universités, d'une amélioration de l'encadrement pédagogique. Cela suppose de supprimer des cours d'amphis pour enseigner en petits groupes, par exemple. Il faut des moyens humains pour cela, donc un plan pluriannuel de l'emploi scientifique.




Bertrand Monthubert, mathémacien
http://www.latribune.fr/opinions/20090128trib000337066/enseignement-superieur-et-recherche-se-defendre-et-proposer.html

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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 18:34
Première journée de blocage à l'Université
Un blocage sous le signe du dialogue et de l'information


Ce mardi 10 février à 8h du matin était effectif le blocage ouvert** décidé par l'assemblée générale de Tréfilerie la veille.
Revenons sur cette journée et son déroulement

7h30-7h45 Les étudiants se retrouvent au bureau du comité de Grève pour décider de la stratégie du blocage ouvert**. Les étudiants choisissent de bloquer l'accès des salles de cours, d'inviter les étudiants déjà présents à évacuer leur salle après quelques échanges et quelques débats. L'important c'est l'information.

8h00 nos forces comptées, nous sommes 35 personnes en avant. (25 pour Tref - 10 pour Arts Plasiques)

Les étages SHS - ALL se voient bloquer progressivement par des barricades de chaise et de bureaux

Les amphi sont envahis et les étudiants sortent avec plutôt de la sympathie

8h45-9h00 Nous sommes déjà 70 et nous partons à l'assaut du Bâtiment de Droit. Les amphi sont envahis toujours de la même manière mais les réticences deviennent en Droit plus visible. Toujours est-il que le bâtiment de droit était totalement vide dès 10h.

Dès 13h, les étudiants en groupe, munis d'arguments et d'un orchestre, ont circulé sur le site Tréfilerie pour continuer à faire respecter le blocage ouvert* de l'Université ** et faire évacuer les salles en suscitant le débat.


La dynamique est de notre côté... continuons







**c'est à dire une non-tenue des cours mais le maintien d'une Université ouverte à tous, avant tout un lieu d'échange et de débat.
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 17:29

Assemblée Générales des Etudiants de STAPS reconduit la Grève

Lundi 9 Février, les étudiants de STAPS se sont réunis en Assemblée générale, ils ont reconduit la grève (7 contre, 37 abstentions 81 pour) jusqu'à la prochaine AG de Mercredi 11 Février 10h.

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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 17:24
Réponse du Président de l'Université à la Coordination de l'UJM


           Cher-e-s étudiant-e-s et Cher-e-s collègues,

           La mastérisation des concours d'enseignement soulève au sein de notre communauté des inquiétudes sur ses finalités et un rejet quand aux conditions de sa mise en œuvre.

Il s'agit sans aucun doute d'une question importante aux enjeux extrêmement forts pour l'avenir de notre établissement. Cependant, après avoir réunit le CEVU vendredi dernier et le CA hier et tenant compte du sentiment majoritaire au sein de l'établissement, j'ai décidé que la meilleure position était celle qui consistait à ne pas envoyer les maquettes de formation. Pour autant, je considère que cette position pour être à la fois efficace et préserver nos intérêts, doit être une position unanime des 4 universités de l'Académie (Lyon 1, 2, 3).

J'ai défendu ce point de vue au CEVU et CA en proposant que j'intervienne auprès de mes homologues lyonnais pour faire prévaloir la position de l'UJM. J'ai donc  rencontré, dans le cadre du bureau du PRES, mardi matin les 3 présidents . Voici la position qui en résulte et qui rejoint parfaitement notre point de vue.

"Les Présidents des quatre Universités de l'Académie de Lyon se sont réunis ce matin à l'occasion du Bureau du PRES Université de Lyon.

Au vu de la situation des différents établissements, il apparaît qu'une partie seulement des maquettes relatives à la mastérisation de la formation des enseignants, pourrait remonter au Ministère. Or cette offre de formation a été élaborée en commun et ne peut être mise en œuvre que par une étroite collaboration entre partenaires.

Dans ces conditions, une remontée des maquettes au 15 février ne semble pas correspondre, faute de cohérence, à l'intérêt des étudiants. "

En conclusion, aucune université de l'Académie ne transmettra de maquette de formation pour la mastérisation des concours.

Je souhaite, que suite à ce type d'actions, les autorités ministérielles en tirent les conséquences qui s'imposent.

Bien cordialement
Khaled Bouabdallah
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 17:10

Lettre de la Coordination de l'UJM au Président de l'Université

                                                                                                                  Saint-Étienne, le 08/02/2009

 

 

          Monsieur le Président,

 

          Nous nous réjouissions que vous ayez tenu compte du « sentiment majoritaire » au sein de l’UJM, et décidé, en vous coordonnant avec les autres composantes du PRES, de ne pas envoyer les maquettes de formation. Cela n’est sans doute pas sans rapport avec la mobilisation sans précédent des personnels et étudiants de l’UJM.

 

Cette mobilisation « majoritaire » dans la communauté universitaire stéphanoise (personnels et étudiants) témoigne de vives inquiétudes portant plus généralement sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche en France, et à Saint Etienne en particulier.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que plusieurs de vos collègues Présidents d’Universités (Paris IV, Paris VIII, Paris X, Caen, Besançon pour l’instant) affirment désormais publiquement partager ces inquiétudes qui « poussent légitimement toute la communauté universitaire à manifester aujourd'hui sa désapprobation ».  Ils appellent  à  se « saisir des questions qui regardent l'avenir de l'institution universitaire », et invitent les Présidents d’Universités à participer le lundi 9 février (14h30 à la Sorbonne) à une réunion de débats et de réflexion sur l’ensemble des réformes (gouvernance, réforme du décret de 1984, masterisation, répartition des moyens, démantèlement des grands organismes, suppressions de postes, etc.) et sur un « projet alternatif pour l’Université de demain. »

 

Soutenez-vous cette initiative de vos collègues Présidents?

La Présidence de l’Université de Saint- Etienne y sera-t-elle représentée ?

 

Face à un événement aussi inédit, il apparaît nécessaire et urgent à tout le moins que vous preniez position publiquement sur ces questions (en particulier sur le décret révisant le statut des EC). La communauté universitaire stéphanoise, très attentive aux responsabilités qui vous incombent quant à l'avenir de notre université, ne comprendrait pas que vous restiez silencieux dans une telle situation.

 

Très cordialement,

 

                                                                                                                       La coordination de l’UJM

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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 21:02

Motions de la Coordination Nationale des Universités réunie à la Sorbonne le 2 février 2009

196 délégués présents // 313 participants présents en Assemblée Générale


Motion n°1

Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois.

Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours.

Elle constate que les Ministères n’ont, à ce jour, pas retiré :

  • le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
  • la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.

En conséquence, la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités.

Le 2 février 2009, l’Université et la Recherche s’arrêtent.



Motion n°2

La Coordination Nationale du 2 février appelle toute la communauté universitaire et le monde de la recherche (enseignants, chercheurs, étudiants, ITA, personnels administratifs, techniques et de bibliothèque, ainsi que les contractuels et vacataires) à entrer dans une lutte active. Elle appelle la communauté universitaire et le monde de la recherche à :

  • une journée nationale de manifestations et d’actions le jeudi 5 février ;
  • une manifestation nationale qui mène au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (1 rue Descartes, Paris), le mardi 10 février ;
  • une cérémonie nationale de non remise des maquettes de Masters le vendredi 13 février devant le Ministère et les rectorats ;
  • boycotter les expertises pour l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) ;
  • faire cours en dehors des cadres habituels ;
  • appeler les organisations syndicales et intersyndicales à faire le lien avec le primaire et le secondaire ;
  • imaginer toute forme d’action et de lutte qui alerterait collègues et citoyens sur le démantèlement du service public d’éducation et de la recherche.

Elle encourage chaque université à élire, pour la Coordination, trois représentants enseignants-chercheurs/enseignants/chercheurs, un représentant BIATOSS et un représentant étudiant (5 personnes maximum).

Motion n°3

Depuis près de deux ans, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :

  • la loi LRU ;
  • la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;
  • le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université ;
  • la remise en cause des statuts nationaux ;
  • le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;
  • le projet de contrat doctoral.

Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque.

Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :

  • le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;
  • le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;
  • l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;
  • le retrait du contrat doctoral ;
  • la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;
  • la titularisation des personnels contractuels.

La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise.

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